Conseils

Fiche technique n°5: Apprendre à chuter ou la peur du vide

publié le 24 mai 2016 à 13:54 par Pierre Blanche Escalade   [ mis à jour : 24 mai 2016 à 13:54 ]

Vous avez peur du vide? C'est normal, nous l'avons tous un peu (et heureusement, car c'est cela qui nous garde en vie!)

Vous appréhendez la chute a tel point qu'elle vous empêche de progresser? Alors regardez cette vidéo. Derrière son humour potache, elle pourrait bien vous aider à apprivoiser cette peur...

Fiche sécurité n°12: La descente en rappel

publié le 1 mars 2015 à 09:54 par Pierre Blanche Escalade   [ mis à jour : 1 mars 2015 à 09:54 ]


Fiche technique n°4: Ouvrir des voies d'escalade

publié le 18 févr. 2015 à 09:15 par Pierre Blanche Escalade   [ mis à jour : 18 févr. 2015 à 09:41 ]

Cela fait plusieurs années que vous grimpez, et vous avez toujours voulu en savoir plus sur la #*!~* qui vous résiste encore et toujours depuis plusieurs mois... Qui à eu l'idée "géniale" de créer cette voie? Comment-a-t-il fait pour aller fixer cette prise inaccessible dans ce toit à 15m du sol? Avec quel matériel? Quelle sécurité?

Si vous vous posez ce type de questions, alors il est temps de passer de l'autre coté du miroir! Et pourquoi donc, n’ouvririez pas vous même vos propres voies? Cela enrichirait la salle de nouvelles voies à faire partager à tout le club, et cela vous permettrait de mieux comprendre les réponses aux questions que vous vous posez relativement à l'ouverture des voies.

Mais avant de passer à l'action, quelques informations supplémentaires s'imposent...

La sécurité

Impossible d'envisager l'ouverture de nouvelles voies sans considérer cet aspect fondamental! De nombreuses précautions sont à prendre:

Article en construction... Revenez bientôt!


La technique d'ouverture



Fiche sécurité n°10 - "L'assurage dynamique et le comportement de l'assureur"

publié le 22 août 2014 à 08:16 par Pierre Blanche Escalade   [ mis à jour : 22 août 2014 à 08:49 ]


Nota: Cette fiche sécurité ne détaillera pas les diverses manipulations nécessaires propre à chaque systeme d'assurage (plaquette, gri-gri, demi-cabestan, etc...). Il s'attachera plutôt tenter de cerner les attitudes et comportement à avoir pour assurer en toute sécurité son grimpeur


Assurer : C’est permettre la progression du grimpeur en toute sécurité. C’est à l'assureur que revient le rôle de donner ou de reprendre de la corde (du mou) à bon escient (mousquetonnage, mise en place d’un relais, chute...). Donc, pas question de manger un morceau, de téléphoner, de fumer ou lire un bon bouquin sous prétexte qu’on est en plein soleil à l’heure de la sieste. La position requise est verticale, au plus près de la paroi et les yeux rivés sur la progression de votre grimpeur.



Escalade en tête:

Depuis le sol, l'assurage du premier de cordée demande beaucoup de vigilance, d'anticipation et un minimum de bon sens.




Le chute du premier est potentiellement violente. Pour s'opposer au choc, l'assureur doit être dans la meilleure position possible, c'est-à-dire assez près du rocher ou du mur, debout, les jambes légèrement décalées, de façon à être bien équilibré (si la chute est violente, l'assureur peut décoller et être projeté contre la parois...) S'il juge sa position dangereuse, il doit s'auto assurer soit à un arbre, soit au premier point d'assurage de la voie s'il est accessible depuis le sol.

Pour assurer le premier de cordée, il est obligatoire de garder le dispositif d'assurage au harnais. En cas de chute, le corps de l'assureur absorbe une partie de l'énergie, ce qui sollicite moins les éléments de la chaîne d'assurage.


L'assurage dynamique


Lors de la chute, le grimpeur subit la force de choc au moment où il s'arrête. Malgré les bonnes capacités dynamiques des cordes actuelles, et le confort des cuissards, l'arrêt brutal induit une force de choc importante sur le grimpeur. L'assureur peut la réduire en accompagnant la chute: c'est l'assurance dynamique.






Dans la vidéo ci-dessous, observez attentivement le comportement de l'assureur...

Debout, sur des appuis stable, il suit la progression du grimpeur avec vigilance (malgré les sollicitions et les bruits extérieurs de ses voisins de cordée), prêt à intervenir. En fin de chute, lorsque la corde se tend, plutôt que de se bloquer coûte que coûte au sol, il se laisse entraîner en avançant de deux ou trois pas. Il décolle un peu du sol. C'est voulu et normal, et c'est pour cela qu'il a préparé sa réception.

Attention, cette méthode est idéale, voire conseillée, mais nécéssite un minimum d'expérience et de sang froid:

  • Lors de vos premier essais d'assurage dynamique, demandez conseil à une personne formée et rompue à l'assurage dynamique (ex: vos initiateurs de club)
  • Dans un premier temps, prévoyez un contre-assureur chargé de vous donner suffisamment de mou pour permettre l'assurage dynamique, mais pas suffisamment pour autoriser le retour au sol
  • Ne confondez pas assurer dynamique et donner du mou. Le mou préalablement laissé ne fait qu'augmenter la hauteur de la chute.
  • Ne vous placez pas trop loin de la paroi sous peine d'être catapulté contre le rocher
  • Préparez votre réception, afin de ne pas être surpris par le mouvement, et d'être tenté de lâcher les mains du système d'assurage pour vous protéger vous même d'un éventuel choc contre la paroi
  • Attention également aux risques de chute au sol ou sur une vire. Choisissez alors de bloquer la chute, un arrêt brutal vaut mieux que des chevilles explosées...



Escalade en moulinette: assurer le second de cordée

L'assurage du second de cordée est plus facile que celui du premier. Mises à part les chutes en traversée, aucun choc important ne peut se produire, ce qui ne dispense pas l'assureur de rester attentif.

Le privilège du second est de pouvoir lâcher prise sans voler. Pour cela son assurage ne doit pas être trop "mou". Cependant un bon assurage ne doit pas être trop "sec", car cela fait perdre au grimpeur toute sensation d'équilibre et risquerait de le gêner dans ses mouvements...


Pour conclure...

Voilà! Vous savez maintenant tout ce qu'il faut savoir pour assurer correctement... en théorie! Reste à le mettre en pratique sous l'oeil avisé des initiateurs du club!

Allez, en guise de bonus, ci dessous une petite vidéo humoristique sur tout ce qu'il ne faut absolument pas faire lorsque l'on assure un grimpeur!



Vous avez remarqué? L'assureur:
  • N'est pas attentif
  • Est placé très loin de la paroi
  • N'est pas en position debout
  • Ne peut pas dynamiser son leader


Mais heureusement, vous savez maintenant que jamais, au grand jamais, vous n'aurez une attitude aussi désinvolte!


Pour aller plus loin:

D'autres fiches techniques et sécurité sont disponibles ici!


NB: Attention, ces informations ne vous sont données qu'a titre indicatif. Une formation complémentaire de terrain est absolument indispensable pour évoluer en sécurité... Renseignez vous auprès des initiateurs du club (école de vol, etc...)

Fiche sécurité n°9 - "Facteur de chute et force de choc"

publié le 22 août 2014 à 08:10 par Pierre Blanche Escalade   [ mis à jour : 22 août 2014 à 08:21 ]



Facteur de chute...


Quelques petites explications sur le facteur de chute, l'un des éléments de sécurité fondamental et pourtant parfois mal compris en escalade.




"Le facteur de chute détermine la dureté d’une chute : plus il est élevé, plus la chute est dure. Sa valeur, comprise entre 0 et 2 en conditions d’escalade, se calcule en divisant la hauteur de chute par la longueur de corde utilisée. La dureté de la chute n’est pas fonction de la hauteur de chute mais de ce rapport, car plus la longueur de corde est grande, plus elle peut s’allonger pour amortir la chute."



"Le facteur de chute théorique suppose qu’il n’y ait pas de frottement entre l’assureur et le point supérieur pour permettre à toute la corde utilisée d’absorber uniformément l’énergie." Ce n'est généralement pas le cas: on parle alors de facteur de chute "réel", généralement plus élevé que le facteur de chute théorique (du aux divers frottements générés par le système)


Ce qu'il faut retenir:

D'une manière générale, il vaut mieux éviter de chuter à partir du moment vous avez une longueur de corde entre vous et le dernier point d'assurage plus longue que celle entre l'assureur et le dernier point d'assurage (facteur de chute >2). Ceci étant dit, les cordes d'escalades aux normes UIAA sont étudiés pour supporter des facteurs de chutes supérieurs à 2 répétés (jusqu'à 6 fois) en peu de temps. Mais si votre corde a supporté un ou plusieurs facteurs de chutes supérieurs à 2, il est alors fondamental de vérifier son état, voire de la changer. En outre, il est fondamental de passer sa corde dans toutes les dégaines/broches. Si vous êtes en grande voie, placer systématiquement un point de renvoi juste au dessus du relais. S’il n’existe pas,
  • le point de renvoi peut être ajouté (coinceurs....)
  • ou clipper la première dégaine de la seconde longueur puis redescendre en moulinette jusqu’au relais de la première longueur situé quelques mètres en dessous.


La force de choc

Le pendant au facteur de chute est la force de choc que subira le grimpeur et l'ensemble de la chaîne d'assurage lors d'un chute.

Il s'agit d'un paramètre souvent méconnu en escalade. Et pourtant, il s'agit de la caractéristique la plus importante pour la sécurité!




"Quand un grimpeur chute, l’énergie doit être absorbée par le système d’assurage et en particulier par la corde. Si la corde absorbe bien l’énergie, elle va réduire l’impact sur le grimpeur. Cet impact que va encaisser le grimpeur à la fin de sa chute, c’est ce qu’on appelle la force de choc. Elle dépend du facteur de chute, du poids du grimpeur, et de la capacité de la corde à absorber l’énergie de la chute."

La force de choc maximale


"Toutes les cordes de montagne sont caractérisées par leur force de choc maximale, mesurée en laboratoire dans des conditions extrêmes qui ne se rencontrent pas en escalade : masse métallique, assurage fixe, corde bloquée. C’est la valeur qui est indiquée sur les notices. Dans ces conditions, toute l’énergie de la chute est absorbée par la corde, et pas du tout par les frottements, le harnais ou la déformation du corps humain. Il s'agit donc bien de la force de choc maximale de la corde. En escalade, chute après chute, les capacités dynamiques de la corde diminuent et donc la force de choc augmente."

L'effet poulie






"En cas de chute, le dernier point mousquetonné subit à la fois la force de choc transmise au grimpeur et la force venant de l’assureur. Ces deux forces s’ajoutent. C’est ce que qu’on appelle l’effet poulie. La force venant de l’assureur est plus faible que la force de choc transmise au grimpeur à cause du frottement dans le mousqueton. C’est pourquoi, en définitive, la force totale exercée sur le dernier point est égale à environ 1,60 fois la force sur le grimpeur !"

Ce qu'il faut retenir:

La force de choc est l'élément le plus important dans la sécurité: c'est ce qui déterminera la rupture ou non d'un des éléments de la chaîne d'assurage. Plus la corde est usée, plus la force de choc augmente. Les divers éléments de la chaine d'assurage, s'ils sont aux normes UIAA, sont conçus pour supporter au minimum 710 daN de force de choc (soit environ 355 kg par grimpeur). La force de choc est notamment liée:
  • Aux poids cumulés du grimpeur et de l'assureur
  • Au facteur de chute subi


Quelques conseils:

  • placez un ancrage très vite au-dessus du relais (même si c'est très facile) 
  • Privilégiez la réalisation des crux (ou passsages difficiles) en fin de longueur et non au début ;
  • Si vous butez dans un passage à 30 m du relais précédent et que votre coéquipier veut tenter sa chance, ne faites pas relais juste sous le passage difficile mais descendez deux ou trois points d'ancrage plus bas ;
  • Assurez d'une manière dynamique en veillant au risque de retour au sol ou sur terrasse.

Pour aller plus loin:




NB: Attention, ces informations ne vous sont données qu'a titre indicatif. Une formation complémentaire de terrain est absolument indispensable pour évoluer en sécurité... Renseignez vous auprès des initiateurs du club (école de vol, etc...)

Fiche technique n°3: "Choisir ses chaussons d'escalade"

publié le 22 août 2014 à 07:28 par Pierre Blanche Escalade   [ mis à jour : 10 oct. 2016 à 02:38 ]



Le chausson d'escalade sera votre compagnon de tous les instants durant vos frénétiques séances de grimpe, qu'elles soient en salle ou en falaise. Il est donc fondamental de bien les choisir... et, au regard de l'investissement, de ne pas se tromper!


Vous avez dit chausson?

Pour commencer, il faut savoir que les chaussons d'escalade n'ont de chausson que le nom... Et oui! Car les chaussons d'escalade se choisissent ajustés, voire serrés par rapport à votre pointure habituelle! Certains vont même jusqu'à choisir 3 à 4 pointures en dessous de leur pointure normale! Alors pour ce qui est du bon confort des pantoufles au coin du feu...

Pourquoi prendre ses chaussons d'escalade serrés? Tout simplement parce que, pour bien grimper:

  • Il faut avoir force au bout des orteils. Or ceux ci-disposent de plus de force lorsqu'ils sont recroquevillés sur eux-même.
  • Idéalement, il ne faut pas laisser de vides d'air entre vos pieds et le chausson, notamment au niveau du talon.
  • Certains chaussons se détendent rapidement à l'usage. Aussi, pour garder l'effet ajusté, il convient de les prendre "encore plus serrés".

Et oui, cela peut paraître extrêmement inconfortable au début, mais vous verrez, on s'y habitue vite, pour peu que l'on accepte cette "gêne" en marchant... En outre, cette sensation de "compression" se dissipe complètement lorsque l'on grimpe, car la répartition des points de pression du pied contre le chausson change complètement par rapport à la marche normale. Enfin, sachez que la plupart des grimpeurs préfèrent enlever leur chaussons entre leurs "runs" dans les voies et marchentpieds nus et avec de légères sandales...


Vous l'avez donc compris, il vous faut des chaussons serrés, mais qui ne vous font pas "trop" mal au pied durant tout le temps ou vous les utiliserez (de 2h pour une séance en salle à une journée pour des grandes voies)!



Plusieurs pieds, plusieurs chaussons...



Heureusement, pour répondre à cet épineux dilemme, les fabricants spécialisés ont imaginé des formes et concepts multiples, s'adaptant aux divers types de pieds.

En outre, certains chaussons sont plus ou moins "orientés performance", et par conséquent plus ou moins "inconfortables".
  • La cambrure allant de "plat" (pour plus de confort) à extrêmement "cambré" (pour faciliter les griffés et la tenue des prises dans les dévers ou dans les toits)
  • A lacet (pour plus de confort, mais plus long à enlever/remettre), à velcro (pour les chausser/déchausser facilement), ou en ballerine (très souples, pour bien ressentir les prises)

La vidéo ci-dessous vous présentera ces différents concept


Voilà en ce qui concerne la technicité des divers chaussons d'escalade...

Vous ne savez toujours pas quel chausson choisir pour vous-même ou pour votre enfant? Vous auriez besoin de conseils complémentaires? Alors laissons-nous aller à quelques avis supplémentaires (et purement subjectifs il faut bien le reconnaître)

Quels fabricants?


Il existe de nombreux fabricants spécialisés de chaussons d'escalade, dont la qualité des produits est généralement reconnue. Leur gamme de prix varie généralement de 45€ à 120€ la paire de chaussons... En France, on peut trouver sans trop de difficultés les marques suivantes (par ordre subjectif de popularité):



A cela s'ajoutent des sociétés réalisant des produits peu chers, mais de qualité nettement inférieure. Les gammes de prix de ces marques sont très compétitifs (à partir de 20€), mais la qualité, la durabilité, et surtout le confort (dont vous savez désormais qu'il doit être déterminant tant les chaussons doivent être serrés) sont parfois approximatifs:

Enfin, l'escalade étant un sport très attractif, les principaux grands généralistes du sport ont eux aussi conçu des modèles de chaussons d'escalade. Leurs gammes de prix varient généralement entre 30€ et 80€, mais la qualité, tout comme le confort est très variable en fonction des produits. D'une manière générale, et d'un point de vue subjectif, les produits entrée de gamme de ces marques sont notamment à éviter...
  • Décathlon, avec sa gamme Simond
  • Intersport, avec sa gamme Mc Kinley
  • Etc...
Pour clore ce chapitre, vous trouverez ci-dessous un fabricant célèbre vantant les mérites de ces produits:




Où acheter?


La encore, vous avez l'embarras du choix! Mais en fonction de l'endroit où vous achetez, vous prenez plus ou moins de risque (malheureusement, il n'y a pas de secret!)

   Spécialiste Généraliste 
 En magasin  Risque -  Risque ++
 Sur internet Risque ++  Risque +++ 





Vous ne savez toujours pas où aller? Ci-dessous, une liste (toujours aussi subjective) de nos fournisseurs préférés ou possibles:


Afficher Les Shops sur une carte plus grande

Les spécialistes sont un peu éloignés géographiquement. Mais vous pourrez bénéficier auprès d'eux de conseils avisés. Les généralistes sont plus proches géographiquement du club, mais vous devrez vous passer de conseils de spécialistes. Enfin, internet peut être une bonne alternative si vous savez exactement ce que vous voulez, et surtout la taille de pointure dont vous avez besoin.

   Les spécialistes Les généralistes 
En magasin 
El Cap (Nantes)
Pic et Paroi (Nantes)
Alitssimo (Nantes)
The Roof (La Rochelle)

Décathlon Nantes, Niort ou La Rochelle
Intersport Fontenay le Comte ou La Roche sur Yon 
Sur internet Au Vieux Campeur
Expé.fr
 Décathlon.fr


Et pour acheter moins cher?

...tout en gardant la qualité?
La solution de l'achat d'occasion peut alors s'avérer intéressante, notamment si vous débutez. Mais avec l'ensemble des risques inhérents à ce type d'achat.
  • Surveillez les petites annonces affichés sur l'armoire du club
  • Renseignez-vous après des adhérents du club. Certain pourront peut-être trouver votre bonheur
  • Le comité départemental d'escalade de la Vendée tente de mettre en vente régulièrement des chaussons d'occasion, notamment en ce qui concerne les jeunes et les enfants
  • Dernière possibilité, l'achat d'occasion sur internet, avec l'ensemble des caractères aléatoires que cela comporte.

Quelle pointure choisir?

La question est difficile, tant elle dépend de nombreux paramètres...

En fait, tout dépend de votre physiologie, de votre pratique et de vos ambitions, mais aussi de la marque et du produit que vous choisirez...

Les différences de tailles entre les marques


En effet, il est important de souligner en premier lieu que chaque fabricant de chausson a une vision toute personnelle des pointures! Un 40 chez "La Sportiva" correspondra à un 42 chez "Five Ten"... De plus, certaines marques de chaussons ont tendance à se détendre à l'usage (ex: La Sportiva"), quand d'autres ne bougeront pas d'un iota (ex: Five Ten)...

A chacun sa pratique, à chacun son évolution


Vous êtes jeune, et vous allez encore grandir? Attention à ne pas prendre trop petit (mais pas trop grand non plus!!!), au risque de rendre vos chaussons obsolètes très rapidement.

Vous cherchez la performance, la prévision, et les sensations? Peut-être est il alors judicieux de prendre vos chaussons les plus ajustés possibles

Vous recherchez le confort, pour être capable de supporter vos chaussons pendant toute une journée de grande voie en montagne? Choisissez les ni trop petits, ni trop grands...

Vous l'avez compris, il n'y a pas de bonne (ou de mauvaise réponse) à cette question...

Alors, comment m'y retrouver?


Néanmoins, pour vous aider dans votre choix, certains internautes ont eu la bonne idée de créer un base de donnée en indiquant la marque de leur chausson, ainsi que leur pointure "chaussure de ville" et leur pointure "chausson d'escalade". Cela a permis, par produit et par marque, d'obtenir des statistiques relativement complètes sur la taille et la pointure des chaussons d'escalade. Ciblez bien le chausson qui vous intéresse, puis étudiez les commentaires sur la page "Base de Donnée". Ensuite, regarder la moyenne et l'écart type affichez sur la feuille "Bilan"... Pensez à utiliser les barres de défilement en bas de la feuille de calcul pour bien afficher tout le texte!


Pointure chaussons et pointure ville





Combien de temps vont durer mes chaussons?


Cela dépendra bien entendu de l'utilisation que vous en ferez, et du caractère intensif ou non que vous mettrez dans vos séances... En outre, à l'instar d'autres chaussures, il est possible de ressemeler assez efficacement les chaussons d'escalade, pour une somme avoisinant les 20€... Les trois vidéos ci-dessous vous montre comment est effectué un ressemelage.







En résumé, le chausson idéal du débutant doit être passe partout. Confortable, il est pensé pour faire de l'escalade sur différents types de parois. Les chaussons tout usage devraient être ajustés sans être trop serrés. Choisissez un chausson large et plat à la semelle dure garantissant un bon maintien et empêchez les chaussons exagérément courbés ou nettement trop douloureux (voire insupportables plus de 10 secondes)

Voilà, vous êtes désormais incollables sur les chaussons d'escalade... Vous n'avez donc plus d'excuse: au regard du gain de confort et de performance qu'ils procurent, courrez en acheter rapidement!


Pour aller plus loin...


Vous souhaitez en savoir plus sur le chausson d'escalade (son histoire, etc...)? Les sites ci dessous m'ont aidé à écrire cet article...

Fiche technique n°2: "Les cordes et sangles d'escalade"

publié le 22 août 2014 à 06:31 par Pierre Blanche Escalade   [ mis à jour : 22 août 2014 à 06:32 ]




La corde d’escalade compte parmi les éléments les plus symboliques notre sport... Sans corde, point de grandes hauteurs.

En réalité, on ne devrait pas dire "une" corde d'escalade, mais bien "des" cordes d'escalade. Et oui, il y a autant de types de cordes que de pratiques d'escalade. Mais commençons par le début...



De quoi est constitué cet élément fondamental pour la sécurité du grimpeur? La réponse est souvent méconnue. Pourtant, nous nous devons d'avoir confiance dans cet élément qui garantie notre sécurité.

Vous voulez tout savoir sur la fabrication d'une corde d'escalade? Regardez la vidéo ci-dessous...

Maintenant que vous savez tout de la confection d'une corde, il faut savoir qu'il existe en réalité deux types de cordes:

Les cordes dynamiques...

...qui sont utilisées en escalade pour grimper. Ces cordes, à l'instar d'une élastique, peuvent s'allonger légèrement lorsqu'elles sont en tension, absorbant le choc lié à la chute du grimpeur. Elle est donc plus "confortable" en cas de chute, mais surtout plus sécuritaire en cas de chutes répétées, dans le sens ou elles répartissent les contraintes sur une grande longueur de corde

En escalade les cordes dynamiques peuvent être utilisés dans tous les cas ou il y a risque de chute (prévu ou non):

  • Escalade en tête 
  • Escalade ne moulinette
  • Vache (permet de limiter les risques de mauvaise utilisation de la vache)
  • Eventuellement Ficelou, Prussic, ou autre noeud auto-bloquant (permet de limiter les risques)...
  • Etc...

Vous n'êtes pas convaincus? Regardez cette démonstration de chute entre une corde semi-statique et une corde dynamique:




Les cordes statiques...

... qui sont utilisées uniquement en tension permanente sans risque de chute (cas des descentes en rappel, remontée sur corde fixe, travaux en hauteur, main courante, etc...). Ces cordes ne s'allongent pas lorsqu’elles sont en tension. Elles sont donc très pratiques pour "s'aider" à évoluer verticalement. Elles ne bougent pas! L'inconvénient est qu'évidemment, elles ne supportent pas les chutes. En escalade, elles sont donc à proscrire absolument dans de nombreux cas. Elles peuvent néanmoins être utilisées pour:

-Remontée sur corde fixe (lorsque l'on souhaite remonter une voie rapidement sans utiliser les prises)
-Soulever des charges lors d’ascensions de plusieurs jours en "big wall"(sacs, portaledges, nourriture, etc...)
-Eventuellement Ficelou, Prussic, ou autre noeud auto-bloquant...
-Éventuellement, vache, si l'on est absolument certain de ne pas chuter dessus (si l'on s'impose systématiquement de ne pas grimper au dessus du relais une fois que l'on est vaché)
-Etc



Ci dessous un petit exemple de ce que l'on peut faire avec une corde fixe...




Bref, vous l'avez compris: en escalade, l'usage de la corde dynamique est conseillé dans la plupart des cas standards... Mais ce n'est pas tout!

En fonction de leur diamètre notamment, ces cordes doivent êtres utilisées de manière différentes. Pour chaque utilisation, une symbolisation existe: elle est TOUJOURS notée sur des rubans blancs situés en bout de corde...







Pour la pratique de l'escalade, on distingue:

La corde à simple...

... est la corde la plus utilisée en escalade sportive, car elle est simple à manipuler. Les cordes à simple ont un repère suivant sur les rubans blanc situés en bout de corde.






"Elle est généralement utilisée dans les voies d'une longueur. On les utilise également sur des voies de plusieurs longueurs qui ne nécessitent pas une redescente en rappel. Attention tout de même, ce choix peut poser des problèmes en cas de réchappe (bien lire le topo). Les diamètres utilisés sont compris entre 9.1 et 11 mm pour un poids d’environ 70 grammes par mètre. Les longueurs varient entre 50 et 80 mètres et le choix dépend de l’utilisation. A savoir que les fabriquants matérialisent le milieu de certaines cordes à simple par un repère noir, très utile en cas d’utilisation de la corde pour un rappel. Il existe même des cordes à simple bicolore, une autre méthode pour en repérer le milieu." Cette corde se clippe dans toutes les dégaines lors de la montée

Pour une utilisation débutante, il est conseillé de ne pas choisir une corde à simple dont le diamètre est inférieur à 10mm (en dessous, leur manipulation par l'assureur nécessite plus de précautions, car la corde "file" plus vite dans le système d'assurage).


-Les cordes à double...

... sont un peu plus complexes à manipuler. Mais elles offrent un confort d'utilisation accru, notamment en grande voies. Les cordes à double ont un repère suivant sur les rubans blanc situés en bout de corde:





"Appelées aussi cordes de rappels, elles sont utilisées en montagne et en grande voies falaise." On ne grimpe plus avec une corde, mais avec deux cordes de diamètre plus petit, que l'on clippe alternativement dans les dégaines. "Les diamètres utilisés sont compris entre 8.1 et 8.6 mm pour un poids d’environ 45 grammes par mètre. Les longueurs varient entre 60 et 100 mètres. Généralement le choix d’un rappel se porte vers 90 ou 100 mètres."

Par rapport aux cordes à simple, ce type de cordes présente de nombreux avantages en grandes voies:
  • Limite le tirage (pour chaque corde, on passe une dégaine sur deux)
  • Facilité de transport lors des longues et fatigantes marches d'approche (chaque équipier se charge de l'une des deux cordes, et le poids total est réparti sur deux équipiers et non plus sur un seul pour la corde à simple)
  • Possibilité de faire des rappels plus longs (étant plus légère, il est plus simple de prendre 2*100m à répartir sur 2 équipiers lors de la marche d'approche. On peut ainsi descendre 100 m à chaque rappel)
  • "Corde de secours" en cas de rupture d'une des cordes (cas rares et extrêmes)

Pour une utilisation débutante, et en cas d'escalade sur des voies d'une longueur, la corde à double est déconseillée


-Les cordes jumelées...

... sont plus rarement utilisées. Les cordes jumelées ont un repère suivant sur les rubans blanc situés en bout de corde:

Il s'agit en fait de l'équivalent d'une corde à double, mais constituée d'un seul brin très long (120 à 200m). On noue la corde à son pontet par le milieu. "Ce type de corde, plus légère que les cordes à double, s'utilise uniquement en grandes voies montagne. Tout comme les cordes à double elles sont utilisées à deux brins, mais il faut toujours mousquetonner les deux pendant l'ascension. A noter que ce type de corde est de moins en moins fabriqué."

Par rapport aux cordes à simple, ce type de cordes présente elle aussi de nombreux avantages en grandes voies (bien que moins nombreux que la corde à double):
  • Possibilité de faire des rappels plus longs





Pour finir, vous l'avez compris, à chaque type de corde, une manière de clipper les dégaines. Cela est du, notamment, aux différents diamètres des cordes, mais aussi à leur utilisation, à la solidité des points d'assurage, etc...)





Voilà, vous savez désormais presque tout sur les cordes... Presque, car voici les quelques informations qui vous manquent:


Le traitement spécifique

Certaines cordes peuvent subir un traitement pour les imperméabiliser (par exemple, le "traitement Dry Cover chez BEAL". Elles sont indispensables pour l’escalade en cascade de glace, en canyoning, etc... Elles coûtent plus cher mais semblent mieux résister à l'abrasion.


L'entretien et le stockage

Si votre corde est sale, vous pouvez la laver à l’eau claire et froide et la bosser avec une brosse synthétique. Le séchage s’effectuant à l’abri de toute source de chaleur. Les cordes doivent être stockées à l’abri de la lumière, des UV, de l’humidité et de la poussière.





La durée de vie

La durée de vie dépend de la fréquence et du mode d'utilisation. La corde peut subir des dommages irréparables dès sa première utilisation. Généralement cette durée de vie se situe entre trois et huit ans. Mais en cas d’utilisation intensive cette durée peut être beaucoup plus réduite! Le temps de stockage et d'utilisation cumulé ne doit pas excéder dix ans"

Quoi qu'il en soit, les constructeurs ont élaborés un certain nombre de techniques pour aider à identifier une corde (donc son année d'achat, sa durée, son type d’utilisation, etc...). BEAL, notamment, a un système de traçabilité très élaboré, avec l'insertion de puces RFID dans ses cordes, d'un systême de "cartes d'identité" de chaque corde, etc... Pour d'autres, la couleur de l'âme de la corde sert à identifier son année de fabrication, etc...**









Et les sangles?



Le principe est exactement le même! En escalade, elles sont principalement utilisées pour sécuriser un relais, réaliser une pédale pour effectuer une remontée sur corde, etc... Elles sont donc généralement semi-statiques! On peut parfois utiliser des sangles semi-statiques en guise de vache, mais avec les mêmes précautions qu'une vache confectionnée en corde semi-statique... Ou alors il faut prendre une sangle dynamique...






Voilà, vous êtes désormais incollables sur les cordes d'escalade. Alors n'oubliez pas de vérifier les cordes avec lesquelles vous grimpez... Et de les plier après leur utilisation!



NB: Merci au site "Grimporama" où de nombreux passages de cette fiche technique ont été repris de leur excellent article!

Source: TV Moutain; Gimporama; Camptocamp

Fiche sécurité n°8 - "La sécurité en moulinette"

publié le 22 août 2014 à 06:14 par Pierre Blanche Escalade   [ mis à jour : 22 août 2014 à 06:14 ]



Vous voulez tout savoir quant à la pratique de l'escalade en moulinette? Vous trouverez ici un document détaillant nombre d'informations fondamentales pour bien savoir assurer en moulinette:
Attention, l'utilisation du systême d'assurage nommé "huit" est désormais très fortement déconseillé dans les écoles d'escalade FFME (utilisé dans les divers exemples). Néanmoins, les bons principes édictés ici peuvent être utiles

Enfin, une petite vidéo complémentaire sur l'utilisation particulière et multiple d'un Reverso 2 de chez PETZL (pour les grimpeurs un peu plus expérimentés);





D'autres fiches techniques et sécurité sont disponibles ici!

Fiche sécurité n°11 - "Le noeud de cabestan"

publié le 22 août 2014 à 03:35 par Pierre Blanche Escalade   [ mis à jour : 22 août 2014 à 03:36 ]

Comment réaliser un noeud de Cabestan ?


Fiche sécurité n°7 - "Poser un relais"

publié le 22 août 2014 à 03:30 par Pierre Blanche Escalade   [ mis à jour : 22 août 2014 à 06:07 ]

Vous arrivez en haut de votre voie après l'avoir gravie en tête... Vous devez maintenant redescendre, ou faire monter votre second (dans le cas d'une voie en plusieurs longueurs)... Il vous faut donc faire un relais...

Qu'est ce qu'un relais?


Un relais est un montage constitué de 2 Splits (ou broches) reliés (par une chaîne, une sangle, ou par votre propre corde) vous garantissant un point d'assurage fiable et solide. La règle d'or étant que, pour constituer un relais sûr, il est fondamental que celui-ci soit TOUJOURS constitué de deux points distincts l'un de l'autre. La raison étant que si l'un des deux points casse, vous serez toujours retenu par le second.

Pour constituer un relais, plusieurs cas peuvent se rencontrer:
  1. Le relais est chaîné et équipé de mousquetons
  2. Le relais est chaîné
  3. Le relais n'est pas chainé



1-Le relais est équipé de mousquetons clipables

(comme souvent en salle)





La méthode est alors simple. Elle vous est expliquée dans la vidéo ci dessous:

Vous n'avez pas besoin de matériel particulier pour effectuer cette manipulation...

2-Les deux points du relais sont reliés par une chaîne




Plusieurs méthodes sont alors applicables :

A - La méthode sans désencordement:




Vous n'avez pas bien compris? Cette autre vidéo pourrait vous aider...


B - La méthode avec désencordement:

Vidéo YouTube






ATTENTION: quelle que soit la méhtode que vous utilisez, il est fondamental de passer votre corde dans le maillon rapide ou dans l'anneau du relais prévu à cet effet! En aucun cas vous ne devez passer votre corde directement dans un des maillons de la chaîne, ou dans un Split (sauf cas exceptionnel). En outre, veillez bien à TOUJOURS valider la tension de la corde sur votre baudrier avant de vous dé-vacher (risque de chute) en demandant à votre partenaire de vous prendre "sec". Vous ne vous dé-vacherez alors uniquement quand, vous asseillant de tout votre poids sur le baudrier, vous constaterez qu'il n'y a plus de tension dans votre vache!





3- Les deux points du relais ne sont pas reliés

(cas souvent rencontré en grandes voies):




La démarche est alors plus complexe, et deux solutions s'offrent à vous, en fonction du matériel à votre disposition.



A-Vous disposez d'une sangle et d'une vache.

 Vous pouvez alors faire comme dans la vidéo suivante (à noter que d'autres méthodes sont aussi possibles)!




B-Vous ne disposez ni de sangle ni de vache...

La solution vous est donnée dans le vidéo ci-dessous...




Vous ne savez pas faire un noeud de cabestan? Visionnez cette vidéo!


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